Toute la vie est un yoga. Par ce yoga intégral, nous ne cherchons pas seulement l'Infini: nous appelons l'Infini à se révéler lui-même dans la vie humaine. Sri Aurobindo SRI AUROBINDO - YOGA INTEGRAL: septembre 2014

SRI AUROBINDO
. . YOGA INTÉGRAL


Les négations de Dieu sont aussi utiles pour nous que Ses affirmations. Sri Aurobindo
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C'est le Supramental qu'il nous faut faire descendre, manifester, réaliser.

La lumière de Krishna

«[...] Ici nous parlons de la lumière de Krishna, la lumière de Krishna dans le mental, la lumière de Krishna dans le vital, etc. Mais c'est une lumière spéciale. Dans le mental elle amène la clarté et libère de l'obscurité et de l'erreur et de la perversion mentales; dans le vital elle déblaie toute matière dangereuse. Là où elle se trouve il y a un bonheur et une joie purs et divins. Mais pourquoi insister sur une chose seulement en excluant toutes les autres? Que ce soit par la bhakti ou par la lumière ou par l’ânanda ou par la paix ou par n'importe quel autre moyen qu'on obtienne la réalisation initiale du Divin, ce qui importe, c'est de l'avoir, et tous les moyens qui la procurent sont bons.
Si c'est sur la bhakti que l'on insiste, c'est par la bhakti qu'elle vient, et dans sa plénitude la bhakti n'est rien qu'un total don de soi. Mais toute méditation, tout tapasya, tout mode de prière ou de mantra doivent avoir cela pour but. C'est lorsqu'on a suffisamment progressé en cela que la Grâce divine descend et que la réalisation arrive et se développe jusqu'à ce qu'elle soit complète. Mais le moment de sa venue est choisi par la seule sagesse du Divin et il faut avoir la force de continuer jusqu'à ce qu'elle arrive, car lorsque tout est vraiment prêt elle ne peut manquer de venir .»
 
Sri Aurobindo, Lettres sur le yoga II

Percevoir l'ânadamaya Krishna

« Lorsque l'ânanda vient en vous, c'est le Divin qui entre en vous, tout comme lorsque la paix s'écoule en vous, c'est le divin qui vous envahit, ou lorsque vous êtes inondé de lumière, c'est le flot du Divin  lui-même qui vous enveloppe. Naturellement, le Divin est beaucoup plus, il est encore beaucoup d'autres choses, et en elles toutes sont une Présence, un Etre, une Personne divine. Car le Divin est Krishna, il est Shiva, il est la Mère suprême. Mais à travers l'ânanda vous pouvez percevoir l'ânadamaya Krishna, car l'ânanda est le corps et l'être subtils de Krishna, à travers la paix vous pouvez percevoir le shântimaya Shiva; dans la lumière, dans la connaissance libératrice, dans l'amour, dans la connaissance libératrice, dans l'amour, dans la puissance accomplissante et élévatrice vous pouvez trouver la présence de la Mère divine. C'est cette perception qui met un tel ravissement dans les expériences des bhaktas et des mystiques et qui leur permet de traverser plus facilement les nuits d'angoisse et de séparation. Quand il y a cette perception de l'âme, elle donne un ânanda, même petit ou bref, une force ou une valeur qu'autrement il ne pourrait y avoir, et l'ânanda acquiert par là un pouvoir croissant de rester, de revenir, d'augmenter.»

Sri Aurobindo, Lettres sur le yoga II

Divin transcendant, cosmique et individuel




La distinction entre le Divin transcendant, le Divin cosmique et le Divin individuel n'est pas de mon invention, elle n'est pas non plus originaire de l'Inde ni de l'Asie; c'est au contraire un enseignement européen reconnu et courant dans la tradition ésotérique de l'Église catholique où elle est l'explication autorisée de la Trinité – Père, Fils et Saint-Esprit – et elle est très répandue dans l'expérience mystique européenne. En essence elle existe dans toutes les disciplines spirituelles qui admettent l'omniprésence du Divin, dans l'expérience védântique indienne et dans le yoga musulman (non seulement dans le soufisme, mais aussi dans d'autres écoles); les musulmans parlent même non seulement de deux ou trois plans du Divin, mais de plusieurs jusqu'au Suprême. En ce qui concerne la conception elle-même, nul doute qu'il existe une différence entre l'individu, le cosmos dans l'espace et le temps, et quelque chose qui dépasse cette formule cosmique ou même toutes les formules cosmiques. Nombreux sont ceux qui ont eu l'expérience d'une conscience cosmique tout à fait diffé­rente, en portée et en action, de la conscience individuelle, et si, au-delà de la conscience cosmique, il existe une conscience infinie et éternelle par essence et non seulement par son étendue dans le Temps, celle-ci doit, elle aussi, être différente des deux autres. Et si le Divin existe ou se manifeste dans les trois, n'est-il pas concevable que par Son aspect, dans Son action, Il puisse se différencier Lui-même au point que nous soyons conduits, si nous ne voulons pas brouiller toute la vérité de l'expérience, si nous ne devons pas nous limiter à une expérience purement statique de quelque chose d'indéfinis­sable, à parler d'un triple aspect du Divin?

Dans la pratique du yoga la dynamique est très différente selon la manière dont on aborde ces trois réalisations pos­sibles. Si je réalise le Divin uniquement comme ce qui n'est pas mon moi personnel, mais qui cependant fait mouvoir secrètement tout mon être personnel et que je puis faire sortir de derrière le voile, ou si je crée une image de cette divinité dans les divers éléments de moi-même, c'est une réalisation, mais elle est limitée. Si c'est la Divinité cosmique que je réalise, si je dissous en elle tout mon moi personnel, c'est une réalisation très vaste, mais je deviens un simple canal pour le Pouvoir universel et aucun accomplissement personnel ou divinement individuel n'est possible pour moi. Si je m'élance vers la seule réalisation transcendante, je me perds, et du même coup je perds le monde, dans l'Absolu transcendant. Si au contraire mon but n'est rien de tout cela, mais que je veuille réaliser et aussi manifester le Divin dans le monde,  faire descendre à cette fin un Pouvoir non encore manifesté – comme le supramental – une harmonisation de ces trois réalisations devient indispensable. Il faut que je le fasse descendre, et d'où le ferais-je descendre, puisqu'il n'est pas encore manifesté dans la formule cosmique, sinon de la Transcendance non manifestée que je dois atteindre et réa­liser? Il faut que je le fasse descendre dans la formule cosmique et s'il en est ainsi, je dois réaliser le Divin cosmique et devenir conscient du moi cosmique et des forces cosmiques. Mais il faut que je lui fasse prendre corps ici, sinon il continue à n'être qu'une influence et non une chose fixée dans le monde physique, et c'est seulement par l'entremise du Divin dans l'individu que cela peut être fait.

Ce sont là des éléments de la dynamique de l'expérience spirituelle et je suis obligé de les admettre pour qu'une œuvre divine soit accomplie.

 Sri Aurobindo, Lettres sur le yoga


Krishna et l'aspiration spirituelle

« Quelle valeurs peuvent avoir des idées mentales sur le Divin, des idées sur ce qu'il doit être et comment il doit agir et comment il ne doit pas agir? Tout cela ne peut que se mettre en travers. Le Divin seul compte. Lorsque votre conscience embrassera le Divin, alors vous pourrez savoir ce que le Divin est, mais pas auparavant. Krishna est Krishna; on ne se soucie pas de savoir ce qu'il a fait ou n'a pas fait. La seule chose qui compte, c'est de le voir, de le rencontrer, de sentir la lumière, la présence, l'amour et l'ânanda. Il en est toujours ainsi de l'aspiration spirituelle; c'est la loi de la vie spirituelle .»
 
Sri Aurobindo, Lettres sur le yoga II

Approcher Krishna

« Quant à Krishna, pourquoi ne pas s’en approcher simplement et directement ? L’approche simple signifie confiance. Si vous priez, ayez confiance qu’il vous entend. Si la réponse met longtemps à venir, ayez confiance qu’il sait et qu’il aime et qu’il choisit le moment avec la plus grande sagesse. En attendant, déblayez le terrain pour qu’il ne bute pas sur des pierres et des branches quand il viendra.

(…)

Poursuivez Krishna, bien sûr mais poursuivez-le avec la décision de l’atteindre. »

 Sri Aurobindo, Lettres sur le yoga II

Le contact avec Krishna

Krishna est un être, une personne, et c’est comme Personne divine que nous le rencontrons, que nous entendons sa voix, que nous parlons avec lui, que nous sentons sa présence. Ce qui compte, c’est le contact avec Krishna et la croissance vers la conscience krishnaïque, la présence, le rapport spirituel, l’union dans l’âme et, jusqu’à ce que cela soit atteint, l’aspiration, la croissance en bhakti et toute l’illumination que l’on peut attraper en cours de route .»

 Sri Aurobindo, Lettres sur le yoga II

Shiva ou Krishna

«Mon yoga peut bien comprendre, en fait, une expérience complète des autres mondes, du plan de l'Esprit suprême, des autres plans intermédiaires et de leurs effets possibles sur notre vie et sur le monde matériel, mais il serait tout à fait possible d’insister seulement sur la réalisation de l'Etre suprême ou d'Ishvara, même sous un seul aspect, Shiva ou Krishna en tant que Seigneur de l'univers et maître de nous-même et de nos oeuvres, ou encore du Sachidânanda universel, et de parvenir aux résultats essentiels de ce yoga, et par la suite de s'en servir comme point de départ pour atteindre aux résultats intégraux si l'on accepte l'idéal de la vie divine et de la conquête de ce monde matériel par l'Esprit. »
 
Sri Aurobindo, Lettres sur le yoga III

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